3 enseignements sur notre palmarès des villes à la plus forte densité de restaurant

Et nos conseils pour vous implanter au meilleur endroit 😉

Et si on jouait avec les données géolocalisées ?

Quoi, ça ne vous semble pas être un jeu ? Chez smappen, on pense que si ! 🤩

Chaque jour, notre application traite des milliers de données issues des bases de données INSEE et Sirene. Nous avons décidé d’en profiter et vous proposer des analyses sectorielles.

+49.1% de CA entre 2020 et 2021, un véritable bond en avant 💣

C’est l’évolution de la restauration traditionnelle : après une année 2020 difficile, le secteur se remet plus que bien l’année suivante.

La restauration rapide a elle aussi connu un véritable boom lié aux deux ans de confinement, à la généralisation des commandes à emporter ou de la livraison, particulièrement bien adaptée au secteur du fast-food (+17.9% de CA)

En franchise, le secteur connaît une expansion territoriale assez marquée, selon les derniers chiffres de la FFF : respectivement +8% de nouvelles implantations pour la restauration traditionnelle et +3.9% pour la restauration rapide.

On observe même une progression nette du nombre d’enseignes créées en franchise qui accentuent encore plus la concurrence : respectivement +5.3% et +1%.

Bref, la restauration connaît à la fois un contexte social, sanitaire et économique qui impacte durablement son activité et d’une accélération de la concurrence en franchise.

Les questions sont d’autant plus importantes pour les franchiseurs : où s’installer ? Quelles sont les villes où la densité est la plus forte ? Pourquoi ? Quelle stratégie d’implantation privilégier selon les territoires et les dynamiques de mobilité ?

Des questions qui peuvent être éclairées par notre palmarès des villes à la plus forte densité de restaurants.

Télécharger le classement (100 premières villes)

Voici 3 enseignements, et ce que vous pouvez en conclure et en tirer concrètement.

1. Les villes touristiques et balnéaires : grandes gagnantes du classement

Vous pensiez que Lyon arriverait en tête de ce classement grâce à sa réputation de “capitale mondiale de la gastronomie” ? Et pourtant Lyon arrive seulement en 33e position avec en moyenne “seulement” 1 restaurant pour 128 habitants ! Le leader absolu du classement est Agde avec 1 restaurant en moyenne pour 46 habitants.

Etonnant pour une ville d’environ 30 000 âmes ? Pas tant que ça ! En effet, cette concentration s’explique par la nature touristique de la destination.

Agde est une destination estivale qui séduit de nombreux touristes. L’offre de restauration est donc conséquente mais elle est tout à fait liée à la saisonnalité.

Les autres villes du TOP 5 sont :

On remarque dans le TOP 5 que 2 villes situées en Guadeloupe ressortent en 2e et 4e position. Alors que Cannes est sur la 3e marche du podium, Biarritz clôture ce classement avec une moyenne de 1 restaurant pour 76 habitants, plaçant la ville basque en 5e position.

L’ensemble de ces destinations font partie des lieux les plus recherchés par les Français lorsqu’ils partent en vacances. Il semblerait donc que le tourisme ait une influence décisive sur ce classement.

Mais est-ce vraiment étonnant ?

Si je me pose la question sur une destination, il est intéressant de connaître la proportion de résidences secondaires et de résidences principales dans la zone.

Si j’analyse cette donnée à Agde, je me rends compte qu’il y a presque les deux tiers des logements qui sont des résidences secondaires.

Cela signifie qu’il y a une grande concentration de restaurants par rapport à la population résidente à l’année.

Mais avec presque 15 millions de nuitées en établissement hôteliers ou de plein air recensées en 2021 (source INSEE – recensement 2018) et une proportion importante de résidences secondaires dans cette zone, la densité de restaurants s’explique aussi par la forte attractivité touristique de la destination.

2. Des métropoles françaises pas forcément au rendez-vous

Si on ne prend en compte que les villes de plus de 200 000 habitants, le classement se transforme :

Ville Nb d’hab. Nb de restaurants Ratio par hab.
1-Paris 2175601 26618 82
2-Bordeaux 257068 2490 103
3-Nice 341032 3260 105
4-Lille 233098 2119 110
5-Lyon 518035 4046 128
6-Montpellier 290053 2220 131
7-Toulouse 486828 3316 147
8-Strasbourg 284677 1888 151
9-Marseille 868277 5672 153
10-Saint Denis 262917 1656 149

Là encore les résultats peuvent surprendre !

Paris, capitale du tourisme arrive certes en tête mais on s’étonne de voir Bordeaux en deuxième position du classement, alors que la ville compte seulement 258 000 habitants (vs Toulouse, par exemple, dont la population frise les 500 000 habitants) ou Nice en troisième position alors que la ville a une population de 342 637 habitants…

On peut donc dire que le nombre d’habitants des villes est décorrélé de la densité de restaurants. Au contraire, il apparaît que les villes dont la densité est importante tout au long de l’année, ne sont pas celles qui offrent la plus grande densité de restaurants.

Par contre, ce qui est très clair dans ce classement, c’est que les villes leaders sont toutes des centres touristiques importants : Paris bien sûr, mais Bordeaux aussi, avec sa longue tradition touristique avec la proximité des grands domaines viticoles qui attirent des touristes du monde entier et tout le littoral du bassin d’Arcachon. Lille, qui arrive en 4ème position, est également une destination touristique dû à son emplacement stratégique au carrefour de la Belgique et du Bénélux.

Quant à Nice, elle fait, elle aussi partie, des destinations les plus appréciées par les touristes nationaux et internationaux. Au cœur de la fameuse “French Riviera”, la “Cité des Anges” offre une moyenne de 1 restaurant pour 105 habitants.

Les plus grandes villes françaises ne figurent donc pas forcément en bonne place dans ce classement.

L’enseignement que l’on peut tirer de ce palmarès des métropoles :

  • Les grandes villes sont moins sensibles à la saisonnalité : si on prend l’exemple de Paris ou même Bordeaux, il y a une concentration de restaurants qui s’explique par la forte densité de population. Ces villes, si elles ont des pics de fréquentation saisonniers, garantissent, du fait de leur forte densité, une affluence stable aux établissements de bouche.
  • Si on fait une analyse du type de logement présents sur ces territoires urbains, on se rend compte que, contrairement aux leaders du palmarès, il y a peu de résidences secondaires. Cela signifie donc que, dans ces villes, les restaurateurs ne devront pas nécessairement adapter leur offre ou leur ressources humaines en fonction de la saison.

🤗Qu’il s’agisse de Paris ou de Lyon, on voit que les résidences secondaires sont anecdotiques par rapport aux résidences principales. Cela signifie que contrairement au leader de ce classement, les restaurants de ces villes ne sont pas soumis à une forte saisonnalité et que l’influence des flux touristiques restent limités.

3. La French Riviera et les DOM-TOM sur-représentés dans le top 20 

Ce qui saute aux yeux, c’est que 5 villes antillaises ressortent dans ce classement :

  • Le Gosier
  • Baie-Mahault
  • Sainte Anne
  • Les Abymes

Sont dans le top 5, et auxquelles il faut ajouter en 15e position :

  • Fort de France en Martinique

La Côte d’Azur n’est pas en reste avec 5 villes présentes dans le top 20

  • Cannes
  • Menton
  • Saint Raphael
  • Antibes
  • Nice

Le classement démontre donc clairement que la densité de restaurant dépend de la nature “touristique” de la destination. Mais peut-on pour autant conclure qu’il est plus stratégique de s’installer dans des lieux touristiques ? La réponse est complexe…

S’implanter dans les zones à forte densité… Ou au contraire, investir des zones blanches ? Nos conseils

Alors qu’il y a des secteurs où le fait d’être à distance de ses concurrents, est positif, dans le domaine de la restauration, il n’en est rien.

Une bonne concentration de restaurants est toujours une bonne nouvelle.

  • Car cela vous assure une bonne visibilité auprès des clients de vos voisins

  • Parce que “l’effet nouveauté” est attractif pour les clients des commerces limitrophes

  • Parce que si un restaurant est complet, la clientèle va naturellement se déporter sur les voisins immédiats

  • Parce qu’en général, lorsqu’il y a beaucoup de restaurants dans une zone, cela signifie aussi qu’il y a des flux importants de piétons qui garantissent une bonne fréquentation des commerces.

🤓 Mais pourquoi ?

Attention ! Si vous avez des velléités pour ouvrir un restaurant dans une zone touristique il faudra toutefois penser à :

  • Prendre en compte l’affluence touristique estivale (vous devrez adapter votre offre à cette réalité, les attentes des touristes ne sont pas les mêmes que celles des résidents à l’année et vous devrez sans doute adapter également votre équipe qui va faire face à une augmentation de l’affluence importante durant la saison touristique).
  • Miser sur une offre différenciante (la concurrence est rude en été mais tout au long de l’année aussi avec une telle concentration ! )

Nous avions d’ailleurs déjà rédigé un contenu pour repérer les territoires sous influence touristique par ici et notre client Philippe Caparros, consultant en implantation touristique, nous éclaire sur sa méthodologie dans ce témoignage.

La zone blanche : une implantation risquée !

Les zones blanches sont des zones sur lesquelles il n’y a peu voire pas de restaurant. Cela pourrait être tentant de s’y installer car on serait en droit de se dire qu’il n’y aura pas de concurrence, et que, du coup, notre établissement fonctionnera à plein régime. Dans ce cas-là :

Quels indicateurs regarder pour s’assurer du potentiel d’une zone ?

En dehors des zones touristiques, certains indicateurs sont importants.

  • Le bassin de population :

Pour implanter un restaurant, on sait qu’un bassin de population d’environ 40 000 personnes est nécessaire pour vous assurer une bonne fréquentation. N’hésitez pas à regarder les informations relatives à ce bassin de population notamment son revenu médian. Cela vous permettra d’adapter votre carte aux réalités des habitants de votre zone.

  • Prescripteurs, bons voisins

Renseignez-vous également sur vos voisins ! Y a-t-il des cinémas à proximité de votre restaurant, des cavistes ou des boutiques de vêtements ?

Smappen vous permet de faire des recherches par code APE et permet d’afficher sur la carte toutes les entreprises sélectionnées sur votre zone, c’est par ici pour suivre notre tutoriel !

On sait par expérience que ce type de voisins sont des “bons voisins” car ils peuvent devenir prescripteurs de votre adresse en la recommandant directement à leurs clients. Après un cinéma ou une journée shopping, les gens aiment se restaurer. Ce type de commerces sont donc considérés comme des “bons voisins” ou “commerces complémentaires” car leur clientèle est susceptible de se transformer en clients pour votre établissement.

Télécharger le classement (100 premières villes)

Ce qu'il faut retenir

Dans le secteur de la restauration, la saisonnalité est primordiale et notre classement le confirme.

Notre top 100 des villes ayant la plus grande concentration de restaurants démontre que :

  • Les destinations touristiques offrent une densité de restaurants par habitant plus importante que les grandes villes.
  • Ces destinations touristiques soumettent les restaurateurs à une forte saisonnalité, les obligeant à adapter leurs offres, leurs horaires et parfois même leur gestion du personnel.
  • En tant que franchiseur, les futures implantations en zone touristique doivent être traitées de manière spécifique pour prendre en compte l’aspect saisonnier du business.
  • Les métropoles qui ont une forte densité de population sont moins sensibles à la saisonnalité touristique car leur population constitue une part importante de clients. Il est donc plus facile d’établir le potentiel de clientèle dans ces zones.
  • Si vous voulez être certain.e lors de vos prochaines vacances d’avoir l’embarras du choix côté restauration, RDV en Guadeloupe au Gosier 

Commencez à utiliser smappen dès maintenant

job

Customer Success Manager

Smappen est une startup toulousaine autofinancée en pleine accélération : 12 collaborateurs, 1M€ d’ARR avec plus de 500 clients et une croissance à 3 chiffres.